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reunion:tera-ciel-20160914

Tera-ciel - 14 septembre 2016

Présents : Cécile, Yves, Pascal, Jules, Annette, Pierre, Lisa, François, Jean-Paul, Sophie, Eléa, Simon W., Fred.

  • Animateur : Fred
  • Secrétaire : Lisa
  • Modérateur : Pascal
  • Gardien du temps : Cécile
  • Guetteur d’ambiance : Yves

Contexte

L’idée des réunions Tera-ciel est née des deux jours de formation « Jeu du Tao » avec Patrice. En sont sorties deux choses :

  • Un séminaire de 5 jours autour de la raison d’être de Tera, à venir ;
  • Des temps d’échange autour des valeurs, pour sortir du « Tera-terre », une fois tous les 15 jours (2ème et 4ème mercredis de chaque mois).

Des sujets à traiter sont proposés par les participants, et s’en suit un vote pour chaque proposition. On traite le sujet qui recueille le plus de votes, puis le suivant si on a le temps, avant de faire une synthèse.

Propositions de sujets

  • Yves : La créativité, les activités partagées, la création de lien. Il y a d’autres manières de s’exprimer que la parole, qui semble privilégiée à Tera : de quelle manière on peut rééquilibrer les choses ? : 8 votes
  • Lisa : Les financements, les financeurs et ce que ça implique pour Tera : 7 votes
  • Sophie : Clarification autour des rôles des conseillers volontaires, permanents, etc. : 5 votes
  • Fred : Préparation du séminaire autour de la raison d’être : 11 votes

La raison d'être

Rappel de la vision du projet : « Créer les conditions matérielles pour que chacun puisse expérimenter le chemin de son propre bonheur dans le respect des humains et de la nature. Pour ce faire, ce projet expérimental a pour finalité la construction d'un éco-village qui s'articulera autour de six axes fondamentaux : Redessiner la démocratie, Bien-être et vivre ensemble, Production locale du nécessaire, Habitation durable, Mutualisation des ressources, Choisir ses activités ».

Sophie : Proposition d’imprimer et d’afficher la charte de l’association. → Proposition de l’afficher aux toilettes (humides et sèches) ou sur le frigo.

Sophie : Préciser le terme de « bonheur » ?

Lisa : Il semble y avoir différents niveaux dans la raison d’être : 1. Expérimenter le chemin de son propre bonheur dans le respect des hommes et de la nature ; 2. Emanciper l’homme du système financier ; 3. Expérimenter un nouveau système économique et social à l’échelle locale ; 4. Créer un éco-village → Il s'agit de niveaux emboités : enjeu, objectif stratégique, objectif opérationnel, action. Formaliser cette vision au travers de cet outil de gestion de projet pour plus de clarté, de hiérarchisation ?

Cécile : Souligne l'importance du vivre ensemble, réussir à accepter des points de vue différents du sien. On ne peut pas éluder à chaque fois cette question en la disant hors sujet, le vivre ensemble est fondamental.

Simon : Attention, il ne s'agit pas d'expérimenter le chemin de son propre bonheur, mais de « créer les conditions matérielles pour… ». Très différent !

Fred : On n’adhère pas à Tera pour expérimenter le chemin de son propre bonheur mais pour créer les conditions pour. C'est un laboratoire à ciel ouvert. On l’a appelé éco-village car il y a tout à l’intérieur, comme une sorte de micro-société. L'enjeu est de réussir à rendre désirable ce qui est nécessaire et le transmettre.

Yves : Créer les conditions de son propre bonheur ne dépend pas uniquement de conditions matérielles mais aussi humaines.

Cécile : Les conditions matérielles, c’est là où le bas blesse, car on a parfois un confort zéro (dormir dans un camping car…). C’est dur de s’épanouir.

Fred : Ce constat amène la question de la limite à laquelle on s’arrête. L’association ne peut faire plus que ce qu’elle fait aujourd’hui. Doit-on accueillir tout le monde ou ne les accepter qu’à partir du moment où on a les infrastructures pour ?

Yves : Rêve de construire un petit bâtiment constructible en un weekend qui permette d’accueillir correctement, d’apporter une certaine souplesse au niveau de l’accueil.

Fred : Il y a la question de la législation, car pas de terrain constructible à Lartel.

Simon : Le vivre ensemble n’est pas ce qui nous rassemble ici, mais il n’en est pas moins indispensable. Question du nombre de personnes et du rythme : beaucoup de choses à faire, besoin d’un certain nombre de personnes, comment fait-on pour les accueillir ?

Pascal : La raison d’être de Tera fait qu’il est ici, et sa raison d’être à lui fait qu’il a rencontré Tera. Il est à Tera pour une idée plus grande que lui-même, pour les enfants. A mal de ressentir toute cette souffrance sur cette planète mais ne peut pas pour autant cracher dans la soupe, jeter la pierre à qui que ce soit. A envie d’être en lien avec les écosystèmes, et que ses enfants puissent le faire aussi. Veut donner son énergie pour ce pari fou : refaire le monde. L’embryon est fragile et a besoin de toute notre énergie. La raison d’être de Tera est plus grande que nous, une vibration vient de son cœur. Aspiration commune au bonheur, plus de guerre, plus de pollution, être en lien avec soi-même… Trouver des solutions pour être en lien, bienveillants les uns avec les autres.

Annette : Très émue. Est ici pour son petit fils, Jules. A d’abord pensé qu’il rêvait, puis est venue voir et y croit maintenant. Deux petits enfants : Jules et Cléa, 4 ans et demi, qui va dans une école Steiner. Souhaite donner une part de ses ressources pour Jules, et pense que le mieux est de donner à Tera (à discuter).

Cécile : Un point très important de la raison d’être de Tera est l’expérimentation scientifique reconnue par les institutions, en opposition à la croyance que Tera est une secte.

Jean-Paul : A-t-on recensé les gens qui souhaitent contribuer au projet, en termes de temps ou d’argent, afin d’éventuellement louer une maison dans les alentours ?

Sophie : « Dans le respect des hommes et de la nature » : là aussi très vaste, c’est troublant.

Fred : Phrase basée sur un oxymore : préserver le bien commun et étendre les libertés individuelles. Le premier point est de redessiner la démocratie, afin de décider ensemble ce qu’est notre commun et le respect des humains et de la nature. « La volonté générale ne peut pas être représentée » (Rousseau).

Sophie : Questionnement sur d’éventuels « autres Tera » qui naîtraient par la suite.

Fred : Chacun doit s’investir au niveau où il pense être capable de le faire. Esprit de service : on vient pour aider, avec ses propres moyens… Le collectif n’existe que parce qu’on met des trucs dedans. Il faut sortir de l’exigence de réciprocité. Tera va s’arrêter à un écovillage expérimental, puis une fois qu’on a la réponse, chacun fait avec, et on se coordonne éventuellement.

Yves : La suite, c’est quelque chose d’organique qui émergera en temps voulu.

Lisa : Qu’en est-il de cet objectif des 1800 personnes ? Il s’agirait bien d’un éco-hameau, puis d’un éco-village, puis d’un éco-site… Est-ce que cela fait aussi partie de l’expérimentation ?

Fred (ne parle que pour lui) : C’est souhaitable, mais on ne peut projeter sans savoir si la cellule de base fonctionne.

Pascal : Ressent cela comme un espace qui n’est plus lié à une productivité, une obligation de résultat… chacun amène ce qu’il est.

Fred : « De chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins ». Contre l’idée que celui qui a souffert pour faire quelque chose demande à l’autre de faire la même chose. Equilibre à trouver avec : prendre, prendre, prendre, et attendre que les autres donnent, donnent, donnent.

Annette : Invite à remplacer « prendre » par « recevoir ».

reunion/tera-ciel-20160914.txt · Dernière modification: 2016/09/21 22:00 de simon